Comment faire face à la mort subite chez les bébés
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Comment faire face à la mort subite chez les bébés

Parler de la perte d’un bébé à la suite du syndrome de mort subite du nourrisson, c’est parler d’un événement traumatique qui implique un avant et un après dans la famille, l’évolution des attentes, des projets de vie, des relations ou des schémas de pensée, entre autres.

De même, un manque de confiance des parents est observé, atteignant, dans de nombreux cas, un déni absolu d’être à nouveau parents de peur que l’expérience ne se répète, comme l’explique Gabriela Darias Medina, psychologue pour enfants et adolescents.

L’expert déclare qu’avec ce type d’événement de la vie, il est très difficile d’essayer de donner des recommandations aux parents qui ont subi la mort d’un bébé. Pour cette raison, il est essentiel de s’adresser aux professionnels de santé, «nous avons pour mission d’accompagner, de soutenir et de réconforter les familles pour qu’elles entament le nécessaire processus de deuil et que d’une certaine manière cela les aide à apprendre à vivre avec l’absence de votre bien-aimé », dit-il.

Quelles sont les principales causes du syndrome de la mort subite du nourrisson

Iván Abreu Yanes, pédiatre, souligne que l’incidence la plus élevée survient avant quatre mois, plus précisément entre deux et quatre mois. Afin d’éviter ces situations, Abreu ajoute une série de conseils pour éviter la mort subite chez les bébés:

L’allaitement est un facteur de protection contre la mort subite. En fait, les tirs de nuit diminuent considérablement le risque. Cependant, dans les cas où le bébé n’est pas allaité, la succion est également un effet protecteur.

L’enfant doit dormir sur le dos, sur une surface dure sans la présence d’animaux en peluche ou d’autres objets mous dans le berceau qui facilite l’obstruction des voies respiratoires du bébé. De plus, dormir sur des canapés, des lits à eau ou des fauteuils augmente le risque.

L’expert souligne qu’un environnement insalubre, comme la fumée de tabac, de mauvaises conditions d’hygiène, la consommation d’alcool, de drogues ou de drogues abaissant le niveau de conscience peut favoriser le syndrome de mort subite.

L’enfant ne doit pas être recouvert d’une couche excessive, car une surchauffe peut provoquer une apnée.

Une fatigue extrême augmente également le risque d’écrasement ou d’étranglement si vous dormez dans le même lit que les parents, il est donc recommandé que le bébé dorme dans son berceau et sous étroite surveillance.

Dans le cas de dormir dans le même lit que les parents, «vous devez suivre quelques mesures de sécurité minimales telles que l’endormir du côté de la mère, ne pas couvrir le bébé avec les mêmes draps, car il peut glisser entre eux et la surchauffe doit être évitée », prévient-il.

Que se passe-t-il après un décès dû au syndrome de la mort subite du nourrisson?

La famille confrontée à ce fait vit la situation désastreuse de la perte soudaine et inattendue d’un bébé. Dans les jours qui suivent l’événement traumatisant, les parents et les proches manifestent des sentiments d’incrédulité, d’irréalité, de déni, de manque de sentiments, de tristesse, de colère, de culpabilité ou d’impuissance.

Pour cette raison, le spécialiste indique certaines lignes directrices à suivre par les proches et les parents:

Rendre la perte réelle

Vous devriez parler du bébé et de ce qui s’est passé le jour du décès, cela facilitera la prise de conscience du fait.

Exprimer ses émotions et ses sentiments

Ceci a une grande valeur thérapeutique, même si cela doit l’être progressivement pour éviter les débordements ou les blocages émotionnels.

Donner du temps

L’expert conseille de ne pas vivre vite, car chaque situation a son moment et ses manifestations émotionnelles et cognitives, qui doivent être vécues pour le résultat positif du processus.

Normaliser les réactions émotionnelles

Les sentiments ou les émotions que vous ressentez au cours du processus sont normaux. « Ils doivent les accepter comme naturels et nécessaires pour guérir la blessure émotionnelle. »

Reprendre progressivement la routine de la vie

Il est essentiel que les personnes qui ont traversé cette situation essaient de revenir à la routine de vie qu’elles avaient avant l’événement traumatisant (travail, sport ou prise en charge d’autres enfants s’il y en avait, entre autres).

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